| Argens |
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Le village d’origine, bâti à proximité du cimetière actuel, a été détruit par les Wisigoths vers l’an 588. La légende prétend que les Templiers s’y installèrent et furent chassés une première fois par les Sarrasins et plus tard par les Albigeois. Par lettre patente du roi Louis XV, la terre d’Argens fut érigée en marquisat. Le plus célèbre marquis d’Argens, Pierre Jean de Boyer d’Eguilles s’illustra par ses écrits. Il participa également aux travaux de l’encyclopédie.
Autrefois renommé par la qualité de sa production de Lavande Fine jusque dans les années 1960, Argens, retrouve peu à peu son paysage bleuté d'antan grâce à l'implantation de la Distillerie Bleu d'Argens qui a repris l'exploitation de diverses plantes aromatiques qui perpétue la méthode ancestrale de distillation au feu de pailles. L'été, les moutons retrouvent leurs pâturages d'estive et participent à l'entretien du paysage. Si en 2010, la population actuelle compte une douzaine d'habitants, les résidences secondaires remplissent le village à la belle saison et à l'automne pour la saison de chasse pour profiter d'un environnement exceptionnel et jusque là préservé.
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Perché à 1400 m d'altitude et dominant la vallée du Verdon, le village d'ARGENS est très certainement l’un des plus anciens de Haute Provence ; son nom est probablement d’origine Celte. Le village autrefois florissant, plus de 300 habitants en 1717, a vu sa population décroître rapidement. Depuis 1973, le village d’Argens est associé à la commune de La Mure.
Il ne reste rien, hélas, des constructions seigneuriales qui étaient établies. L’église, construite en 1664 par le Seigneur Surle et placée sous le titre de Notre-Dame de Beaulieu avait, à l’origine, une couverture en mélèze dont la restauration a été réalisée courant 2004. La visite de l’intérieur vaut bien le temps d’un détour par Argens.